Les Mystères de L’ETIQUETTE

  

On dit qu’Une règlementation stricte permet logiquement au consommateur de reconnaître, par simple lecture d´une étiquette, la provenance, le type et les caractéristiques d´un produit.
(Attention ceci n’est pas la définition du mot « traçabilité « )

 

Cette réglementation (Union Européenne et Administration française-DGCCRF) prévoit sur chaque étiquette, la présence d´un certain nombre de mentions obligatoires. Seules sont autorisées les mentions correspondant à des faits réels comme par exemple sur le vin (château, domaine...).

 

 

SAVOIR LIRE UNE ETIQUETTE ALIMENTAIRE

L’étiquetage des denrées vendues emballées est soumis à des règles strictes.

 

Deux grandes règles doivent être respectées :

  • l’étiquetage doit faire figurer diverses informations qui renseignent objectivement le consommateur. Elles doivent être rédigées en français ;
  • l’étiquetage doit être loyal et ne doit pas induire le consommateur en erreur (composition du produit, origine...).

 

1. Marque commerciale ou dénomination de fantaisie. Ni l’une ni l’autre ne sont obligatoires. Les producteurs ou les distributeurs les utilisent pour personnaliser leurs produits.

 

2. Dénomination de vente. Elle doit renseigner sur la nature exacte de la denrée. Elle est prévue par la réglementation, ou correspond à des usages, ou décrit le produit.

 

3. La composition. Il s’agit de donner la liste des ingrédients incorporés au moment de la fabrication, par ordre d’importance décroissante. Les additifs figurent obligatoirement dans cette liste. Ce sont des substances nécessaires, par exemple pour mieux conserver ou présenter les aliments. Ils sont indiqués en clair ou à l’aide d’un code (E...).

 

4. La date de durabilité. Elle figure en clair sur les denrées préemballées, sous deux formes :

  • à consommer de préférence avant (suivi d’une date). C’est une date limite d’utilisation optimale.
  • à consommer jusqu’à (suivi d’une date). C’est une date limite de consommation pour les produits très rapidement périssables (viande hachée, certains produits de charcuterie, salade IV ème gamme...). Après cette date, la vente en est interdite. Il ne faut pas confondre cette date de durabilité avec la date de fabrication (ou de conditionnement). La mention de celle-ci n’est généralement pas obligatoire, mais elle peut vous aider à exercer votre choix. Lorsque les produits doivent être conservés au froid, la date de durabilité doit être accompagnée d’une température de stockage.

5. Le nom et l’adresse d’un responsable. Il peut s’agir du fabricant, ou du conditionneur ou d'un vendeur établi dans l’Union européenne.

 

6. Estampille sanitaire du fabricant pour les produits à base de denrée animale. (voir explication plus bas)

 

7. L’identification de l’emballeur. Elle figure parfois sous la forme EMB (suivi d’un code ou d’une adresse). Cette information est en fait destinée aux services de contrôle.

 

8. La quantité nette (poids ou volume). Elle doit être exprimée en unités de mesures légales [par exemple : litre (l), centilitre (cl), kilogramme (kg)]. La lettre "e" qui suit indique que l’emballage est soumis à des contrôles de la quantité qui répondent à des règles précises, prévues par des textes européens.

 

9. Le numéro du lot de fabrication (parfois précédé de la lettre "L").

 

10. L’origine. Son indication est exigée uniquement si son omission crée une confusion sur la véritable provenance du produit.

 

11. Le mode d'emploi, lorsque son omission ne permet pas de faire un usage approprié de la denrée et les conditions particulières d'utilisation, notamment les précautions d'emploi.

 

12. Pour certaines denrées, d'autres mentions sont exigées par des textes particuliers les réglementant. Ainsi, est indiqué le degré alcoométrique volumique pour les boissons titrant plus de 1,2 % d’alcool.

La quantité de certains ingrédients ou catégories d’ingrédients doit parfois figurer. C’est notamment le cas lorsqu’un ingrédient est cité dans la dénomination de vente (pâté aux truffes) ou est mis en relief sur l’étiquette.

La présence d'OGM en quantité supérieure à 0,9% doit être signalée.

Ces mentions doivent apparaître à un endroit apparent de manière à être visibles et compréhensibles et doivent être rédigées en langue française.

 

13. Dénomination de vente, quantité nette, date de durabilité et degré alcoométrique doivent figurer dans un même champ visuel.

 

(source DGCCRF)

 

Des mentions facultatives sont permises et très courantes :

- La mention "Grand vin" qui doit être suivie de l´AOC à laquelle le produit peut prétendre.
- La représentation exacte ou stylisée du château, du domaine, de la marque ou du logo concerné.
- Le nom du château, du cru, du domaine, ou de la marque.
- Le millésime.
- La récompense décernée au millésime en question par un organisme officiel. L´année de cette récompense est toujours postérieure à celle du millésime. Un classement officiel peut aussi être mentionné.
- Un numéro peut être donné à la bouteille.
- Couleur et type du produit (ex : "vin blanc sec").

 

 

 Deux mentions légales sont imposées :


- Le pictogramme « femme enceinte » depuis fin 2007, pour rappeler qu’une consommation, même ponctuelle ou modérée, d’alcool pendant la grossesse n’est pas anodine.
- La précision « Contient des sulfites » depuis 2005 parce que l’Europe oblige de mentionner toute présence d’allergène dans les aliments et certaines personnes sont allergiques au SO2 ; Ceci dans l’ex .du Vin)