Les entreprises engagées dans la fabrication et la production sucrière 

 

 

 

 

A partir de 1840, les colons vont protester contre la production de sucre de betterave : la pression de ce "lobby" va presque aboutir à l'interdiction de la construction d'usines de traitement de sucre de betterave ; un projet de fermeture sera même déposé auprès du Gouvernement, mais il va soulever un tel "tollé" en 1841 qu'il sera abandonné.

S'il n'y avait pas cette concurrence du sucre de betterave, il est certain que le sucre de canne aurait connu un développement encore plus extraordinaire, avec l'augmentation de la demande. Les colons subissent la concurrence du sucre de betterave qui va petit à petit dominer le marché mondial ; à la même période, d'autres colonies vont développer la production de sucre, c'est le cas de Cuba, des îles Hawaï, etc. … Les colons vont se rendre compte que la période de l'habitation sucrière est finie, la productivité est nulle, on parle de plus en plus de l'abolition de l'esclavage, nous sommes en 1840, et ils vont donc réfléchir au moyen d'augmenter la productivité de façon à pouvoir vendre moins cher en Europe pour ne pas subir la concurrence du sucre de betterave.

C'est à ce moment-là qu'un ingénieur français, Daubrée, va être envoyé en mission pour examiner la situation de la production de sucre dans les colonies des Antilles : il va proposer de séparer radicalement l'agriculture de l'industrie en suggérant aux colons d'abandonner la fabrication de sucre avec les moulins et de vendre leurs cannes aux usines pour la production de sucre. Avec les moulins, on tirait 5% de sucre de la canne ; Daubrée pense qu'avec l'usine, on pourra tirer 10% de sucre. Il va donc proposer aux colons de leur acheter la canne pour le prix des 5% de sucre qu'ils en tirent, espérant une rentabilité de l'activité industrielle des 5% supplémentaires obtenus.

Le tremblement de terre du 8 février 1843, avec la destruction des moulins qu'il va provoquer (c'est la plus grande catastrophe sismique que nous ayons connue, Pointe-à-Pitre a été rasée), va convaincre les colons réticents d'accepter cette proposition.
 

C'est ainsi qu'en 1844 apparaît la première usine centrale, centrale parce que située au centre de plusieurs habitations sucrières qui lui livrent la canne ; le groupe Daubrée va investir près d'un million de francs et est propriétaire de deux usines centrales, Acomat (Moule) et Duval (Petit-Canal), les deux premières usines centrales de la Guadeloupe.

Un autre groupe va construire quatre autres usines ; ces usines constituent la première génération des usines se caractérisant par une séparation radicale de l'agriculture et de l'industrie. L'agriculture réservée aux habitations, l'industrie aux usines centrales, ce qui représente une différence par rapport à l'économie de plantation où l'unité de production était à la fois agricole, industrielle et commerciale.

Avec l'utilisation de la vapeur, la demande de canne va augmenter et les planteurs vont être obligés d'emprunter pour développer les cannes qu'il faut livrer à l'usine.


Un système bancaire est alors mis en place, avec la création par la loi de 1851, de la Banque de la Guadeloupe.

 

 

  

Une des plus anciennes habitations-sucreries découvertes en Guadeloupe

Publié le 28 octobre 2010

 

Préalablement à l’aménagement de l’université « La cité de la connaissance » au sud de l’île volcanique de Basse-Terre, des fouilles, sur une superficie de 2850 m2, ont révélé des indices d’occupations précolombiennes ainsi que les vestiges d’une des plus anciennes habitations-sucreries de Guadeloupe.(suivre sur le lien )

 

Marie-Galante est célèbre pour ses nombreux moulins, installés sur l'île entre 1738 et 1843. Surnommée l’île aux 300 moulins.

Aujourd'hui, seuls soixante-douze sont encore debout. Parmi eux, seul le moulin de Bézard, au nord de Capesterre, est en état de marche. Construit en 1814, il a été totalement rénové en 1994 et on peut aujourd'hui le visiter, y acheter des produits locaux et y déguster du jus de canne.

 

Le Moulin de Bézard

  Sa construction remonte aux années 1800. Il est de loin, le plus beau témoignage de l’épopée sucrière de Marie-Galante. Le moulin de Bézard, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est devenu un haut lieu touristique depuis sa restauration en 2000.

Le Château de Murat (L'habitation MURAT)

  Situé  à la sortie de Grand-Bourg, L'habitation Murat aujourd'hui en ruine, est une des plus anciennes exploitations sucrières de la Guadeloupe. Ses deux cheminées et son magnifique moulin en excellent état de conservation dominent un grand parc.

Le château de Murat est considéré comme le plus beau vestige de cette époque, probablement l'un des mieux conservés de l'île car il possède encore sa machinerie et sa charpente.

Un dénommé Dominique Murat, notaire de son état, possédant une habitation caféière y développa  une usine sucrière au point d'en faire la plus grosse exploitation de sucre et la plus riche en 1839. En 1928, suite au cyclone, le château fut vendu à l'état qui le restaura. Mais Marilyn 1995 mis fin à la fréquentation touristique de l'Habitation qui avait été transformée en un petit musée. La toiture arrachée, ne permettait plus une visite sécurisée. Quelques vestiges du château sont visibles dans le parc

 

 

Vingt et une usines sont répertoriées

 

 

Nom des Usines

Communes

Mixte +Date

Modernisation

Tonnes traités, les +élevées

         

Marly

Ste Anne

-

1844

 

Zévallos

Moule

-

1844

+de 30 Tonnes

Duval

Pc

1844

1873

 

Bellevue

Pl

-

1845

 

Grande Anse

Marie Galante

-

1845

 

Duchassaing

Moule

-

1862

 

Courcelles

Ste Anne

1862

1869

 

Beauport

PL

-

1863

+ de 30 Tonnes

Cluny

Pc

-

1863

 

Bonne Mère

Ste Rose

1863

1870

 

Ste Marthe

St François

1863

1871

 

Duquerry

PB

1863

1880

 

Gentilly

PB

1863

1880

 

Blanchet

MAE

1864

1869

+ de 30 Tonnes

Les mineurs

Capesterre

1866

1880

 

Montmein

Ste Anne

1866

1880

 

Darboussier

PAP

-

1869

+ de 30 Tonnes

Gardel

Moule

-

1870

 

Bologne

Basse terre

-

1875

 

Bois debout

Capesterre

-

?

 

Marquisat

Capesterre

-

1884

 

La retraite

Baie-Mahault

-

1884

 

 

 

A la lecture de tous ces noms d’implantations d’usines, on comprend mieux les noms de lieu ou quartiers qui nous restent en mémoire, tel que Zévallos, Bellevue, Beauport, Darboussier, Gardel, Bologne, la retraite etc.. . !!

 

La consommation du Sucre nous entraine dans l'histoire et sa chronologie, à la fois fascinante  et rude !!

 

A ce jour, 2 usines fonctionnent encore :

   

S.A. Gardel, S.A. Sucreries Rhumeries de Marie-Galante.

 

 

L’industrie sucrière connaît son apogée pendant la période 1945 - 1965, mais à partir de 1966, la production chute et pousse l’industrie à se remodeler. Les investissements nécessaires au bon fonctionnement de la filière se révèlent trop importants ainsi que l’augmentation de la masse salariale (prestations sociales, rattrapage des disparités salariales,…) poussant à la fermeture d’usines. Sur la quinzaine d’usines que comptait la filière avant les restructurations intervenues dans les années 60, seules celles de la SA Gardel au Moule et de la Sucrerie-Rhumerie de Marie-Galante à Grand-Bourg de Marie-Galante sont restées en activité. L’usine Gardel représente un peu plus de 80 % des volumes de sucre produit en Guadeloupe.

 

 

Il est possible de visiter par des visites groupées organisées sur rendez vous. Tél: 05.90.23.37.73 

 

 

- S.A. GARDEL :

50 salariés ou plus

 

- Sucrerie Rhumerie de Marie-Galante : Aujourd’hui déficitaire.

50 salariés ou plus

 

 

Autres usines remarquables  :

 

Les usines sucrières du Gol et de Bois-Rouge peuvent produire jusqu'à 800 tonnes de sucre par jour et par site. Ces deux usines de taille internationale font de La Réunion le premier producteur européen de sucre de canne. Ce sont des vitrines technologiques qui contribuent fortement à la diffusion d'une image positive de La Réunion par l'exportation d'un savoir-faire industriel sucrier de très haut niveau technique, dans l'Océan Indien, mais aussi au Asie, en Afrique…

 

 

Voici une présentation d'une visite fort original du fonctionnement d'une usine à île de la Réunion :

http://www.gqf.com/

 

Cultiver la CANNE FRAICHE, c'est un VRAI Métier.

*** 

Réduction des délais entre la coupe et le chargement

 

Une canne qui attend au champ, c’est :
- Une perte de richesse ; même si l’évaporation de l’eau entraîne une faible évolution de la richesse durant les premiers jours, ce gain ne compense jamais la perte de poids, donc de revenu, liée à l’évaporation.
La perte peut aller jusqu’à 2,4 points de richesse, sur 10 jours.
- Une perte de poids ; une étude de terrain menée auprès des producteurs de cannes par le CERF, en 2004, a mesuré la dégradation des cannes longues laissées au champ après la coupe. Ces résultats confirment ceux déjà obtenus en 2000 et ceux menés dans d’autre pays sucriers.
La perte est de 1% de poids par jour
- Une perte de revenu ; 5 jours de dégradation de la canne coupée au champ avant le chargement font perdre 50 tonnes pour un planteur qui livre 800 t par campagne.
- En conclusion, le planteur perd de l’argent en laissant « vieillir » au champ la canne coupée avant le chargement. Il ne faut pas dépasser plus de trois jours le délai entre la coupe et le chargement.

 

Dès que les cannes sont coupées, il ne faut pas attendre de voir les mauvaises herbes sortir de terre pour les éliminer.
En période de coupe, il n’est certes pas facile de s’organiser pour traiter au bon moment. Mais le risque est grand d’attendre car c’est donner le temps aux mauvaises herbes pour concurrencer la canne.
10 jours de retard = jusqu’à 5 tonnes de pertes par hectare

 

Depuis 2005, l’association interprofessionnelle de la filière canne-sucre, IGUACANNE, se charge de l’organisation technique et financière du secteur.

  Fonctionnements des aides et subventions.

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=12105

 

Analyse des Entreprises agricoles et alimentaires
industrie_nov2010_09ga.pdf
Document Adobe Acrobat 1.2 MB

 

Les sociétés engagées dans le commerce du sucre

 

 

Il existe un très grand nombre de sociétés qui évoluent dans le cadre de l'industrie sucrière à travers le monde. D'après le site internet du "lesucre.com", il existerait à travers le monde 2450 sucreries dont le tiers serait dédié au traitement de la betterave et les deux tiers à celui de la canne à sucre.

Seules huit seraient adaptées à la transformation des deux produits (0,3%).

Parmi les entreprises les plus importantes, la majorité d'entre elles se situent en Europe

 

Organisation commune du marché du sucre

 

Avec l'aide de ces  sites et Téléchargements,  offerts et mis en lien , vous pourrez , si vous le désirez , tout savoir sur la Guadeloupe , la Caraïbe et la production  du SUCRE .

    

http ://europa.eu/legislation_summaries/agriculture/agricultural_products_markets/l60041_fr.htm

(Site traduit en français)  

 

http://www.outre-mer.gouv.fr/?-la-guadeloupe-.html

 

 

On peut se rendre compte en partant simplement d'un élément de nutrition, fortement consommé et fabriqué sur place, l'importance

de celui-ci dans l’Histoire de l’Homme et son Avenir.