Le bon consommateur et le mauvais citoyen

 

Peut on rouler en 4x4 et s’alarmer du changement climatique ?

 

Courir les Super discounts et enrager contre les délocalisations ??

 

Voilà la contradiction de la consommation française d’aujourd’hui, des citoyens déchirés entre le Bien et le Mal et dont la première impulsion est le MAL puisqu’ils sont nés dans le moule consommatoire.

CEPENDANT,

 

Une autre voie interne nous guide vers le besoin de consommer bio, de faire des économies d’énergie, de participer au programme de recyclage des communes…

Etre un bon consommateur à une époque où la consommation induit les gens en erreur et reflète leur individualisme, en les éloignant des notions réelles de citoyenneté, est ce possible ??

Je dénonce la société consommatoire, individualiste et égoïste et rappelle les règles du jeu d’une société citoyenne, fruit de toute notre histoire et enseignements, qui pourrait permettre d’éradiquer ce mal être.

La société ou autre ne peut poursuivre le chemin du mal : l’égocentrisme, et le consumérisme provoquent une crise sociale latente .Plusieurs éléments quotidiens rappellent que l’humain a du cœur et qu’il est souvent prêt à céder à ses besoins élémentaires pour faire un geste citoyen, par exemple, dans la consommation , il s’agit d’acheter des produits équitables, un t'shirt avec un textile recyclé, des gestes pour subvenir au gaspillage tel que la réutilisation des sacs plastiques.

 

Tous ces petits gestes noyés dans notre comportement individualiste résument bien notre désir malgré tout de ne pas oublier l’intérêt commun, quelques actes citoyens .Ce n’est pas pour autant que nous sommes sur la bonne voie. Nos efforts restent encore minimes.

 

Bien sur , nous aurions la tentation de déculpabiliser nos actes de consommation en montrant du doigt la société ou l’Etat. Cependant ce qui nous différencie du règne animal, c’est notre capacité de jugement qui fait qu’il est impossible de prévoir ce que nous jugerons bien et ce qui sera le mal à une époque donnée.

 

La facilité de consommer tout et n’importe quoi sans se soucier des dégâts que cela peut engendrer pour l’équilibre planétaire…Le marketing véhicule le marché. Les ventes explosent. Mais nous achetons des produits de plus en plus périssables, étant donné la forte concurrence, venant des pays émergents qui produisent à bas coût, et oblige les producteurs à adopter des produits innovants mais à faible durée de vie.

 

Sans omettre l’existence du phénomène de mode qui oblige toute la chaîne de consommation à tourner plus vite.

 

Le consommateur se retrouve autocentré sur soi, voulant avoir toutes les nouveautés en avant première, grâce au commerce sur internet.

Mais acheter via internet, c’est ne plus entretenir de rapports humains avec les gens en magasins, ne plus savoir où les gens sont basés. Nous pourrions conclure en ce cas qu’un bon consommateur est ainsi naturellement plutôt un mauvais citoyen.

 

Analysons la définition du petit Robert du mot citoyen, il mentionne « celui qui en reconnait la juridiction est habilité à jouir, sur son territoire, du droit de cité et est astreint aux devoirs correspondants ». En effet la Citoyenneté est d’abord une affaire de TOLERANCE dans la vie quotidienne, vu le nombre de difficultés du Français de jouir de ses droits aux vus et sus des défaillances du Service public.

 

 

Conséquences : Certains se résignent et d’autres se révoltent.

Est il possible d’être consommateur et citoyen ?

 

On y voit de suite une contradiction fortement marquée ; il sort d’études qualitatives que la consommation est « immédiate et de plus en plus égocentrée » alors que la « citoyenneté est supposée réfléchie et renvoie à des responsabilités collectives », tout comme si chaque notion se trouvaient dans un hémisphère cérébral différent.

 

Comment concilier les deux malgré tout ?

 

A travers l’actualité, de nombreux personnes  nous démontrent que c’est la somme des efforts individuels qui constituerait une société citoyenne. Par exemple le cas des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) et l’agriculture biologique. Aujourd’hui en quête de qualité et non de quantité, le consommateur encourage le bio.

 

On retrouve une conscience peu à peu, de la terre comme un organisme vivant.

Un des tous premiers philosophes ayant dénoncé l’évolution matérialiste au profit de la société industrielle était Rudolf Steiner (Autrichien). Il défendait la nécessité de ne pas « tuer » par excès d’engrais chimiques. C’est ainsi que naquirent les différentes formes d’exploitations agricoles, dénommées, aujourd’hui, « bio ».

 

A défaut de produire »bio »pour une niche de gens dits excentriques, les pays européens sont contraints à adopter les bonnes pratiques biologiques pour tous que la NATURE impose. C’est ce que l’on appelle l’agriculture raisonnée et qui est bel et bien une démarche collective.

 

Le long débat en cours sur les OGM reste et pressent qu’il n’existe peut être pas de critère universel de la citoyenneté ! Il faut le définir en établissant des priorités.

 

Les distributeurs de la grande distribution et le commerce équitable, il y existe des parcours réussi tel que celui de Bouricaut, le créateur du Bon Marché, premier grand magasin aux prix fixes et au ventes d’occasion, mais surtout c’est celui qui a adopté une politique sociale avant – gardiste en créant une caisse de prévoyance alimentée par les bénéfices de l’entreprise.

Boucicaut a tracé la tendance : grand commerce et valeurs humanistes d’inspiration chrétienne.

 

Cependant les héritiers, des grands créateurs acclamés (Ernest Cognacq et marie-louise Jay de la Samaritaine, Edouard Leclerc, la famille Mulliez d’Auchan …) ne perpétuent pas la tradition sociale, préférant s’enrichir. Ils prônent le commerce moderne qui manque d’humanité.

 

Le commerce doit rester « une activité porteuse d’humanité »

 

C’est ainsi qu’apparait le commerce équitable,

 la tendance de vouloir concilier les consommateurs et l’intérêt général.

 

Il est important également de considérer le tourisme équitable, éthique et solidaire ; les opinions semblent être favorables à l’idée de verser une prime qui irait au financement de projets de développement dans les pays pauvres.

 

Des idées concernant le consommateur  citoyen, s’introduisent dans l’idée d’instaurer la TVA sociale qui permettrait de compenser les excès du marché.

 

Il appartient au consommateur d’encourager toutes les initiatives citoyennes des producteurs, des distributeurs et des pouvoirs publics. La société se modèlera par son et ses engagements de citoyenneté.

 

Finalement le Bon consommateur et le mauvais citoyen se doivent :

« De multiplier le bien être par deux en divisant par deux l’utilisation des ressources naturelles et en Temps d' application pour 2050 »

 

 

A lire impérativement

« Le bon consommateur et le mauvais citoyen »

par Robert Rochefort

 

Robert Rochefort n’a pas lésiné sur les solutions dans la coordination consommation et citoyenneté.

Il est impossible qu’après la lecture de ce livre, vous ne soyez pas amenés à penser d’une manière plus citoyenne et responsable .

Le livre est riche de notions de management alternatif et de développement durable, et peut être considéré comme une Bible de citoyen investi.

Il permet également de découvrir l’efficacité des organismes tel le Credoc en ce qui concerne la projection de la situation sociale à moyen et long terme . 

 

 

Il reste à comprendre quel sera le poids des résultats de ces observations dans la prise de décision des pouvoirs politiques.   Mais après tout l’Etat c’est NOUS !!

 

Alors soyons Un bon consommateur Citoyen Responsable Collectif !!

Et si vous me lisez en  cet instant, vous avez très certainement compris l’enjeu primordial de nos comportements.

 

Merci à Vous, Merci à Toi, Merci à Tous.

Il y a à peine un an on ne parlait pas du tout de Citoyenneté, de Consommation Responsable, etc.… Aujourd’hui, j’ai l’impression de voir apparaître des groupes politiques deci delà qui au fond de leur Langage non de cesse de répéter nos mots … !  Nos attentes...!!

 

J'espère en voir "le fond" par compréhension …pour eux, pour chacun, pour Tous.